Sébastien Mertes

Praticien en Hypnose Ericksonienne

Praticien en Thérapie en Réalité Virtuelle

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57140 WOIPPY (village)

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Les domaines d'application de la Thérapie en Réalité Virtuelle

Acrophobie

N'ayez plus peur des hauteurs, ne soyez plus esclave du vertige avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

N'ayez plus peur des endroits confinés avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Claustrophobie

Emetophobie

Ne soyez plus tourmenté par la peur de vomir avec l'aide de la Thérapie en Réalité Virtuelle

N'ayez plus peur des chiens, chats, araignées, abeilles, guêpes, pigeons, ...

Zoophobie

Aviophobie

Fini l'angoisse de prendre l'avion, avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Amaxophobie

Conduisez en toute sérénité et sécurité avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Bélénophobie

Fini l'angoisse des piqûres et des prises de sang avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Peur des examens médicaux

Médecins, IRM, Scanner, peur d'aller à l'hôpital, Dentiste ...

Agoraphobie

Libérez vous de votre agoraphobie avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Phobie sociale

Apprenez à vous détacher du regard des autres avec le Thérapie en Réalité Virtuelle

Glossophobie

N'ayez plus peur de parler en public avec la Thérapie en Réalité Virtuelle

Phobie des transports

en commun

Peur de prendre le métro, le bus, le train ?

 

Vous trouverez-ci-dessous, classées par ordre alphabétique, les phobies les plus fréquentes, celles dont nous entendons le plus parler et qui peuvent-être traitées par la Thérapie en Réalité Virtuelle (n'hésitez pas à consulter comment la Thérapie en Réalité Virtuelle peut vous aider à vous libérez de ces phobies) :

Le vertige est une forme fréquente d’anxiété. Si vous avez le vertige, vous éprouvez une sensation oppressante et désagréable lorsque vous vous trouvez sur une hauteur. Il est normal que vous soyez anxieux lorsque vous vous trouvez sur une hauteur. Le vertige n’a pas seulement pour effet que l’on n’escaladerait pas une montagne il a aussi pour conséquence que l’on s’impose des mesures de sécurité de manière à ne pas pouvoir tomber d’une hauteur dont la chute serait mortelle. Le vertige est inné en chacun de nous. Il remonte aussi loin que l’homme existe. Le vertige est donc un mécanisme naturel de survie.

Le vertige peut cependant se muer en phobie : c'est l’acrophobie. C'est l'une des phobies les plus communes et courantes qui touche deux fois plus les femmes que les hommes. Si vous êtes acrophobe vous ressentez une peur panique totalement incontrôlable et un besoin irrépressible de descendre lorsque vous êtes exposé à des hauteurs. La simple idée de devoir vous rendre au 10ème étage d’un bâtiment, de franchir un précipice ou de vous promener en haut d’une montagne peut vous déclencher une crise d’angoisse.

 

Pour vous, les dimensions de hauteurs sont généralement surreprésentées et amplifiées. Franchir un dénivelé de quelques mètres sera vécu comme une situation beaucoup plus dangereuse qu’elle ne l’est vraiment. La notion d’élévation est largement décuplée même à de faibles hauteurs. La phobie se révèle lorsque vous mettez également en place des stratégies d’évitements pour ne pas avoir à vous confronter à toutes ses difficultés. A ce stade, l’acrophobie génère un réel handicap et vous empêche de vivre pleinement votre vie.

L’acrophobie est donc une peur irrationnelle qui vous empêche de réaliser les activités de la vie quotidienne. Le simple fait de prendre un verre avec des amis sur un balcon ou de partir en randonnée à la montagne sont des situations inenvisageables. Les métiers exigeant de travailler en hauteur (maçon, grutier, techniciens filaires, etc.) sont également rayés d’office de votre liste et vous contraignent à choisir une autre activité.

Beaucoup d’individus souffrent d’acrophobie et ne pensent pas à consulter un thérapeute car bien souvent, ils ont appris à vivre avec leurs difficultés. Mais, à quel prix…

Enfin, il faut savoir qu’il y a presque autant de façon de ressentir la peur du vide que d’acrophobes. Il est donc important d’identifier précisément les situations et les moments particuliers qui déclenchent votre angoisse. Il est tout à fait possible qu’une personne puisse se rendre en haut d’un immeuble mais qu’elle soit, en revanche, incapable de grimper sur un escabeau à quelques centimètres du sol. Cela dépend de la représentation de chacun...

 

Acrophobie - peur des hauteurs, du vertige

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'accrophobie n'est pas la “peur de la foule”, il s'agit dans ce cas de l'Ochlophobie. L’agoraphobie désigne avant tout la peur des lieux d’où il serait difficile ou gênant de s’échapper ou d’être secouru. Cette phobie est fondée sur la peur de ne pouvoir trouver aide et sécurité dans l’endroit s’il arrivait quelque chose et non sur le lieu en tant que tel. En résumé, ce trouble correspond à la peur d’éprouver de l’anxiété, ou une panique, dans une situation donnée pour laquelle fuir ou appeler à l’aide peut être difficile (par exemple prendre les transports en commun, être au milieu d’une foule, dans un magasin ou dans une file d’attente…)

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L’agoraphobie est la peur d’éprouver de l’anxiété, de ressentir les symptômes physiques d’une crise de panique. Autrement dit, elle peut se définir comme “la peur d’avoir peur”. Contrairement à ce que l’on pense, elle peut aussi bien surgir dans des lieux où les individus se déplacent en masse que dans les vastes endroits déserts et des lieux clos peu fréquentés.

Souffle coupé, palpitations, transpiration, nausée, sensation d’étranglement, crainte du vertige ou de la diarrhée soudaine. Mais cela se complique quand la panique naît de la peur de ressentir ces symptômes, par anticipation. Cette “peur de la peur” est la définition donnée à l’agoraphobie en 1871 par Carl Westphal, neurologue et psychiatre allemand.

En Europe, 3% de la population souffrent de trouble panique et 1,7% d’adultes souffrent de l’agoraphobie. Cette phobie débute le plus souvent chez le jeune adulte entre 20 et 30 ans.

Imaginez-vous devoir partir de chez vous pour faire vos courses au supermarché aux heures de pointe. L’idée de devoir être seul pour prendre les transports en communs, de vous rendre au centre commercial et de vous retrouver dans une file d’attente pour effectuer vos achats vous rend anxieux. Vous ressentez votre cœur s’accélérer, des tensions musculaires, vous vous mettez à transpirer, etc. Ces symptômes de l’anxiété vous conduisent inexorablement à éviter ces situations à moins qu’un proche puisse vous y accompagner et vous rassurer.

Deux éventualités cliniques peuvent être retenues : soit l’agoraphobie s’accompagne de trouble panique (dans 95% des cas) soit l’agoraphobie est simple, c’est-à-dire qu’aucun antécédent de trouble panique n’a été identifié (5% des cas). Le trouble panique se définit par la répétition d’attaques de panique pouvant survenir de manière inattendue. Autrement dit, ce trouble ne se déclenche pas nécessairement lorsque vous êtes directement exposé à l’objet ou à la situation redoutée.

Ce qui est curieux dans l’agoraphobie, c’est ce rapport à la solitude. En effet, vous pouvez tout à fait vous sentir seul tout en étant noyé dans une foule parce que vous n’êtes en relation avec personne. Vous vous retrouvez avec vous-même, entouré de visages qui vous sont inconnus prenant la place de l’objet de réconfort attendu. Cette carence relationnelle est un élément incontournable à prendre en compte. Vous avez à la fois besoin d’un fort besoin de sécurité et en même temps de liberté. Pour cela, vous devez tout planifier avant de commencer une activité (« si je suis gêné ou que j’ai un malaise, comment pourrai-je faire ? »).

Vous refusez les invitations à des repas assis, préférez prendre le vélo plutôt que le métro, évitez de trop vous éloignez de votre domicile pour rentrer chez vous le plus rapidement possible en cas de panique,… Dans le cas où ces situations ne pourraient être évitées, vous ne manquerez pas de prendre des mesures préventives. Vous vous arrangerez toujours pour vous installer près d’une sortie au cinéma, ou pour vous placer juste derrière le conducteur de bus afin de le prévenir en cas de malaise, etc.

 

Les situations redoutées par les agoraphobes peuvent être :

  • de grands espaces : grands magasins, centres commerciaux, grandes places, voies dégagées

  • des espaces clos : voitures, cinémas, ascenseurs, tunnels, avions

  • des lieux publics : restaurants, foules, files d’attente, transports en commun, réunion

  • des lieux en hauteurs : escaliers roulants, ponts, étages

  • le fait d’être seul, de quitter son domicile ou ses proches

Agoraphobie - peur des espaces publics

 

 

L’ailurophobie est la peur des chats. Les personnes souffrant de cette phobie craignent non seulement les chats mais aussi certains éléments associés : les ronronnements, les poils de chats, les litières, les croquettes pour chats et par extension les félins (notamment les jaguars et les panthères)

L’ailurophobie est une phobie très courante. Elle touche les hommes et les femmes mais, également les enfants. Il est à noter que cette phobie peut se décliner en catégories : peur des chats noirs ou blancs, peur des chats sauvages, peur des chats grimpant aux arbres, Également qualifiée de félinophobie, de gatophobie ou d’élurophobie, cette phobie spécifique fait partie des troubles anxieux. Dans les faits, elle se traduit par une angoisse excessive lorsque le sujet est confronté, de manière directe ou indirecte, à un chat.

Chez certaines personnes, le simple contact visuel avec l’animal suffit à générer une profonde anxiété à laquelle s’associeront de nombreux autres symptômes. L’ailurophobie peut considérablement impacter la vie personnelle, sociale et professionnelle de la personne phobique puisque les chats sont des animaux domestiques que l’on rencontre dans de nombreux lieux publics. Dans les cas extrêmes, la simple vue d’un chat dans un film peut déclencher une peur panique.

Lorsqu’ils les ailurophobes se retrouvent confrontés à une situation anxiogène, ils peuvent présenter une multitude de symptômes dont l’intensité variera en fonction des individus :

  • sueurs excessivesrythme cardiaque élevé

  • envie de fuir

  • étourdissements

  • perte de connaissance

  • tremblements

  • difficultés à respirer normalement

Ailurophobie - peur des chats

 

Amaxophobie - peur de conduire

Vous est-il déjà arrivé d’éprouver de la peur, de ressentir des tremblements dans tout votre corps et d’avoir l’impression que vous perdiez le contrôle de votre véhicule lorsque vous rouliez sur l’autoroute ? Oui ? Alors peut-être souffrez-vous d’amaxophobie. Cette peur de conduire (ou d’être installé sur le siège passager) est bien plus répandue que ce l’on pourrait croire. Cette phobie diffère en intensité d’une personne à une autre et peut avoir des conséquences plus ou moins néfastes sur votre quotidien.

La peur de conduire (ou amaxophobie) concerne autant les hommes que les femmes et les causes d’apparition de la phobie peuvent être très différentes d’une personne à l'autre. Une seule situation anxiogène peut suffire pour déclencher la peur de la conduite (un traumatisme suscité par un accident par exemple) mais elle peut aussi apparaître si vous êtes d’un tempérament anxieux. Vous vous dites alors : « J’ai peur qu’il me soit impossible d’éviter un accident si je dois prendre la voiture. » Ou encore : « Si je crève, je serai incapable de me débrouiller et de changer la roue tout seul ». Dès lors, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour éviter de vous déplacer en voiture.

 

Les situations suscitant des réactions intenses de peur peuvent être très différentes suivant l’individu. Elles peuvent apparaître lorsque vous vous retrouvez coincé dans les embouteillages, lorsque vous traversez un tunnel, lorsque vous conduisez sur une autoroute ou lors d’événements climatiques comme conduire sous la pluie ou dans le brouillard. Certains ressentiront cette appréhension à l'idée de conduire de nuit également.

Ces situations sont si angoissantes qu’elles rendent vos mains moites, font trembler tous vos membres et vous font transpirer considérablement. Vos réflexes n’en sont pas impactés pour autant et généralement vous trouvez le moyen de vous arrêter sur le bord de la route pour calmer vos émotions. A terme, cette phobie peut avoir des conséquences directes sur votre quotidien : En vous empêchant d’aller faire vos courses, de rendre visite à vos amis ou encore de trouver un emploi, notamment ceux qui nécessitent de fréquents déplacements..

 

Enfin dans l’amaxophobie, on retrouve fréquemment un manque de confiance en soi. Cela se comprend puisqu’il vous faut prendre les commandes d’un véhicule qui pourrait s’avérer être très dangereux aussi bien pour les autres que pour vous-même, mais cela implique nécessairement d'accepter de faire confiance aux autres conducteurs…

 

Apiphobie - peur des abeilles, guêpes, ...

La peur d'être piqué par un insecte de type abeille, bourdon, frelon, guêpe est largement répandue. Cette peur est justifiée lorsque le danger est réel. Par exemple, lorsqu'une abeille vient à se poser sur le bras d'un sujet non apiphobe, ce dernier ne va éprouver aucune angoisse particulière, d'autant plus qu'il sait que cette dernière n'a aucune raison de le piquer sauf s'il elle ressent un danger ou une menace. Par précaution et afin d'éviter tout geste qui pourrait conduire à une piqûre, le sujet non phobique va faire un petit mouvement du bras afin d'écarter l'insecte. Aucune angoisse, ni panique ne sera notée et le sujet continue à vaquer à ses occupations sans y penser.

 

Pour l'apiphobe, c'est une tout autre histoire, les lieux susceptibles d'être fréquentés par ces insectes sont soigneusement évités. Il s'agira soit de macro-évitement "je ne mange pas à l'extérieur", soit de micro-évitement "je mange à l'extérieur avec un insecticide efficace". La vue des abeilles et bourdons va entraîner une angoisse intense pouvant conduire à une attaque de panique. Cris, rougeurs, palpitations et sudations sont autant de symptômes que l'on peut observer.

 

Dans certains cas, le sujet a peur d'être piqué et donc d'étouffer, de ne plus pouvoir respirer, de mourir dans une lente agonie.

 

Arachnophobie - peur des araignées

De la petite peur à la grande phobie, l’arachnophobie est l’une des phobies les plus répandues au monde et certaines statistiques démontrent ce symptôme chez 50 % des femmes et 10 % des hommes. Il peut s’agir d’une forme exagérée et instinctive qui aidait autrefois les humains à survivre en milieu hostile... Si l’arachnophobie semble plus légère, presque normale, elle est aussi nettement moins prise au sérieux. Combien d’arachnophobes s’entendent dire « ce n’est pas la petite bête qui va manger la grande » en réponse à leurs angoisses.

Pourtant il s'agit bien d'une phobie invalidante, génératrice d'une peur excessive et incontrôlable. Le simple fait de voir une araignée génère de l’anxiété, qui altère la respiration, qui dérègle à son tour le système neuro-végétatif. Avec comme conséquences possibles de la tachycardie, des vertiges, des maux de ventre, des crises de panique, voire des vomissements ou des évanouissements. Autant de symptômes sur lesquels la personne n’a aucune maîtrise. Mais l’arachnophobie ne se manifeste pas seulement en cas de confrontation avec la petite bête. Et peut se révéler une source quasi-permanente d’anxiété, notamment à l’arrivé des périodes de printemps/été ou les araignées peuvent rentrer dans les maisons ou lors de sorties à l'extérieur : déjeuners ou dîners en terrasses, promenade en campagne ou dans les bois, ... la liste des environnements ou l'on peut se retrouver au contact d'une araignée est si nombreuse.

 

Aviophobie - peur de l'avion

L’aviophobie désigne une phobie des avions ou des voyages en avion. Cette phobie peut avoir plusieurs origines : une mauvaise expérience en vol, un refus total de tout contact avec un avion, une volonté de vouloir toujours tout contrôler, etc. Il peut aussi être une conséquence directe d’autres phobies, comme la claustrophobie, l’agoraphobie, ou l’acrophobie. Elle peut avoir comme effets des crises de panique ou d’angoisse.

Un passager sur trois reconnaît être inquiet, un sur dix est vraiment anxieux et un sur cent est atteint de panique élevée, refusant de manger, de boire, de se déplacer, voire de parler. Les répercussions de cette phobie peuvent constituer de sérieux handicaps sur la vie privée et professionnelle. D’ailleurs, elle concerne tellement de personnes que des stages de « gestion de la peur en avion » sont proposés par Air France depuis déjà plus de 20 ans.

On a beau vous dire « qu’il y a plus de chance de mourir dans un accident de voiture que dans un accident d’avion », « que l’avion est le moyen de transport le plus sûr au monde », si vous souffrez d’aviophobie vous répondrez que « c’est aussi le moyen le plus sûr de se tuer ». Ces adages, vous les connaissez par cœur mais cela ne vous empêche pas de ressentir une très forte anxiété chaque fois que vous entreprenez un tel voyage.

L’aviophobie peut se combiner avec d’autres phobies ce qui ne la rend pas si simple à diagnostiquer. Il se peut que vous ayez également peur d’effectuer des trajets dans les transports en communs, d’être enfermé, de ne pas pouvoir vous enfuir, etc. car toutes ces peurs ont pour point commun l’espace. Dans tous les cas, la phobie ne laisse plus de place pour la pensée rationnelle puisqu’elle n’est plus liée à des éléments réels. Il est même possible d’être phobique en avion sans avoir effectué le moindre vol. Des études ont montré que même les personnes qui n’ont jamais entrepris de tels voyages présentent un niveau d’anxiété bien plus important que ceux ayant vécus des expériences déplaisantes durant un vol. Ceci s’explique par le fait que les individus présentent un tempérament de nature anxieux et surévaluent le niveau de leur peur.

 

L’aviophobie peut aussi s’expliquer par le fait que la personne possède peu de connaissances sur le fonctionnement général d’un avion. Lors d’un vol, on peut comprendre que vous ne soyez pas rassuré d’entendre des bruits inhabituels, de sentir votre corps « tomber » lorsque l’engin traverse des zones de turbulences, ou de vous retrouver assis juste à côté des énormes réacteurs. Les images de crashs aériens entretiennent votre anxiété et font naître des émotions qui ne laissent plus de place pour la pensée rationnelle. C’est surtout le fait de vous retrouver complètement passif, d’être dans l’impossibilité d’entreprendre une action et d’attendre que l’avion atterrisse sans encombre qui vous mettent dans une situation très inconfortable.

Vous pouvez comprendre que votre peur ne constitue aucun danger apparent, qu’elle est irrationnelle, mais vous ne pouvez contrôler vos comportements car vous n’avez aucun moyen de contrôler la situation et vous devez vous obliger à l’affronter. Une fois le sas d’entrée fermé, il n’y a plus la possibilité de faire demi-tour et de s’échapper si les choses tournent mal. Vous avez peur d’avoir peur, imaginez toujours le pire et craignez par-dessus tout de faire une attaque de panique pendant le vol (peur de mourir, de devenir fou ou encore d’étouffer…).

 

Bélénophobie - peur des aiguilles

La bélénophobie est la peur des aiguilles. Les victimes de la bélénophobie sont nombreuses car 10 % de la population environ sont concernées, ils partagent en particulier une forte aversion pour les aiguilles qui sont supposées les piquer. Prise de sang, injection de médicament ou vaccins sont à l’origine de véritables accès de terreur. Le bélénophobique va alors tout faire pour essayer de les éviter, ce qui peut à terme avoir des conséquences négatives comme le refus d’aller chez le dentiste (Stomatophobie) par exemple ou de se faire soigner (peur de la prise de sang, des vaccins, des injections…).

Les bélénophobe peuvent souffrir également de la phobie de la vue du sang, appelée hématophobie, l’angoisse associée aux aiguilles est souvent à l’origine de malaises vagaux.

Une telle phobie représente également un obstacle de poids pour les femmes désireuses d’avoir un enfant. En effet, en prévision de la conception et ensuite au cours de la grossesse, elles doivent se plier à plusieurs examens biologiques nécessitant des prises de sang.

 

Claustrophobie - peur des endroits confinés

La claustrophobie se caractérise par une peur pathologique de se retrouver enfermé dans des espaces confinés, des lieux clos, des petites pièces sans pouvoir s’en échapper. En moyenne, 4 à 5% des individus dans la population générale souffrent de la claustrophobie.

Cette phobie limite considérablement votre liberté d’action car vous vous trouvez dans l’impossibilité de faire vos courses au supermarché, de prendre les transports en communs (surtout le métro) et vous avez fréquemment une peur bleue de prendre l’ascenseur. Mais pour un claustrophobe, prendre l’avion, ou le train, peut aussi être source de malaise. Dans certains cas, la crainte s’étend également aux pièces isolées (de type cave ou grenier), à celles dont la hauteur sous plafond est basse, et même parfois, aux petites pièces (toilettes, dressings…), ou à celles qui sont fermées à clé.

Lorsque vous vous retrouvez face à votre phobie, vous présentez une symptomatologie classique de type : accélération du rythme cardiaque et de la respiration, vertige, transpiration, jambes tremblantes, etc. Mais des complications peuvent survenir, il peut vous arriver de vous évanouir, de pousser des cris ou d’avoir peur de perdre le contrôle de la situation, ce qui a susciter progressivement des conduites d’évitement et la crainte de perdre le contrôle lorsque vous vous trouvez face à l’objet phobogène. C’est ainsi qu’un cercle vicieux se crée : plus ces évitements sont fréquents et plus ils entretiennent votre phobie, voire l’accentue.

 

Cynophobie - peur des chiens

La cynophobie est la peur des chiens. Les phobies des animaux (zoophobie) sont très fréquentes et dans ce cadre la phobie des chiens vient juste après la phobie des araignées (arachnophobie), des serpents (ophiophobie) et des chats (ailurophobie). Il s’agit donc d’une phobie importante qui concerne les hommes, les femmes et, aussi les enfants.

L’une des sources fréquente de cette phobie est une agression par un chien (ou d’avoir été témoin d’une agression), la plupart du temps dans l’enfance. Il s’agit souvent de gros chien et l’enfant étant de petite taille, l’animal est vu et ressenti plus gros qu’il n’est en réalité. Il prend alors la dimension d’un monstre inquiétant ce qui ancre la phobie à l’âge adulte de manière profonde et permanente.

 

Emétophobie - peur de vomir, peur des vomissements

C’est l’une des phobies les plus courantes avec la phobie sociale et l’agoraphobie. Et pourtant, c’est aussi l’une des moins connues. L’émétophobie est la crainte de vomir, et même souvent, de voir quelqu’un vomir, que ce soit réel, dans un film à la télévision ou au cinéma.

 

C’est aussi la peur des états nauséeux, et dans certains cas, la peur des maux de ventre. Le plus souvent, ce n’est pas tant le fait de vomir ou d’avoir la nausée qui pose problème, que l’idée ou la crainte de ressentir les émotions qui lui sont associées (dégoût, peur…). Chaque signe corporel, en particulier ceux venant de la sphère gastro-intestinale, est vécu comme une menace. Il peut s’agir d’états nauséeux, mais aussi simplement de gargouillements de l’estomac ou de bruits intestinaux.. L’émétophobie vient en général s’ajouter à d’autres symptômes ou d’autres phobies. Il s’agit bien souvent d’un trouble incompris des autres, dont on ne parle pas, et dont on a honte. Les personnes souffrant d’une émétophobie ont l’angoisse de vomir et trouvent le fait de vomir à un tel point abominable que ceci a des conséquences importantes sur leur vie de tous les jours. Certains vont même en arriver à ne plus oser sortir de chez eux.

Les symptômes peuvent se résumer de la manière suivante :

  • La peur de vomir ou de voir vomir d’autres personnes

  • L’évitement des situations anxiogènes qui provoquent l’angoisse (sortir dans des lieux ou il y a du monde car associé au risque de voir quelqu’un vomir)

  • Au moment de la confrontation avec des vomissures, l’angoisse se manifeste typiquement par une accélération du rythme cardiaque voire des douleurs à la poitrine, des vertiges, de la transpiration, la peur de faire un malaise voire de mourir, c’est-à-dire les signes caractéristiques d’une attaque de panique

  • Parfois un amaigrissement important peut se produire, car la peur de consommer des aliments s’installe et on évite de manger par peur de vomir

  • Certaines femmes peuvent avoir peur de tomber enceintes par crainte de ressentir des nausées ou de vomir pendant la grossesse, ou plus tard d’être en face d’un bébé qui va lui-même vomir.

 

Glossophobie - peur de parler en public ou devant un groupe

La glossophobie est la peur de parler en public, devant un groupe plus ou moins grand. C’est une peur commune et répandue, jusqu’à 75 % de la population ressent un certain degré de peur pour parler en public.

Les symptômes incluent :

  • une intense anxiété avant, ou tout simplement à l’idée d’avoir à communiquer en public

  • évitement des événements qui concentrent l’attention sur les individus présents

  • détresse physique, nausées ou sentiments de panique dans divers circonstances

 

Le glossophobique devant une situation qu’il redoute va interpréter cette échéance comme un combat : son corps va alors sécréter de l’adrénaline qui va produire de nombreux symptômes censés améliorer sa capacité à combattre ou fuir un scénario angoissant. Ces symptômes comprennent l’augmentation du rythme cardiaque, l’augmentation de la pression artérielle, la dilatation des pupilles, une transpiration accrue, l’augmentation de l’apport en oxygène, un raidissement de la nuque et des muscles du dos et un assèchement de la bouche, etc. Quant aux symptômes verbaux : la voix devient tendue et tremblante.

A noter que certains glossophobiques ont pu danser, chanter, jouer dans un groupe de musique ou faire l’acteur dans une pièce de théâtre s’ils ne peuvent voir le public, ou s’ils estiment représenter un personnage de scène ou un collectif plutôt qu’eux-mêmes… On voit bien dans ces exemples que le regard de l’autre est difficile à supporter chez les personnes présentant cette phobie.

Des conséquences plus ou moins importantes peuvent alors apparaître notamment d’un point de vue social et professionnel. Certains glossophobiques ne peuvent accéder par exemple à certains postes ou certaines fonctions car il redoutent trop les réunions de travail ou les présentations à l’oral inhérentes à certains métiers.

 

Hématophobie - peur du sang

L’hématophobie (ou hémophobie) est la peur irrationnelle du sang. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette affection arrive au troisième rang des phobies les plus répandues après celles des animaux et du vide. Elle est souvent assimilée aux craintes ayant trait à l’univers hospitalier. Contrairement à beaucoup d’autres phobies, le sujet n’a pas envie de fuir ou ne fait pas preuve de nervosité. En revanche, elle se traduit par des effets physiologiques : baisse du rythme cardiaque et de la tension pouvant aller jusqu’à l’évanouissement.

L’hématophobie ou peur du sang est une phobie très répandue, de caractère irrationnel ou excessif, déclenchée par la vue du sang ou même l’anticipation de la confrontation au sang. La présence du sang n’est donc pas le seul stimuli-phobogène (élément déclencheur de la phobie), mais aussi toute situation ou sensation anticipant la confrontation au sang.

 

Ainsi, plusieurs comportements anxieux sont associés à l’hématophobie :

  • Peur de se blesser (et donc de voir du sang), des accidents et des maladies

  • Peur des objets tranchants : couteaux, aiguilles (bélonéphobie)…

  • Peur des hôpitaux, des perfusions et des injections

 

C’est pourquoi d’ailleurs la peur du sang est définie comme phobie du sang-injection-accident (PSIA). En effet, la personne en souffrant tend à éviter toute situation pouvant mener à la présence de sang.

Évidemment, la phobie du sang peut se manifester à différents degrés chez les patients incluant la présence ou non des comportements cités en haut et donc des différences au niveau du traitement.

Les conséquences de la peur du sang ou phobie du sang sont visibles à différents niveaux. Comme expliqué avant, l’hématophobie conduit à la peur des blessures et donc à la peur des objets tranchants comme les coûteux et les aiguilles (injections et perfusions). Ceci peut impliquer des conséquences plus ou moins graves allant à l’évitement des examens et traitements médicaux.

Ochlophobie - peur de la foule

L’ochlophobie est une peur irraisonnée puisqu’elle ne constitue pas un caractère objectivement dangereux. Pourtant, vous craignez de vous retrouver coincé, étouffé par une masse de personnes. Vous faites alors tout ce qui est en votre possible pour éviter de prendre les transports en commun pendant les heures de pointe, de vous rendre à des salles de spectacles, aux concerts, etc.

L’ochlophobie est la peur exclusive de la foule. Ainsi, lorsque vous fréquentez des endroits bondés (des manifestations, des lieux touristiques, une plage, etc.) vous vous sentez perdu et ressentez une forte oppression. Toute votre attention se concentre sur la masse d’individus qui pourrait constituer un danger pour votre intégrité physique et psychologique. Vous détestez vous retrouver dans un espace confiné avec d’autres personnes et vous avez peur des regards qui s’exercent sur vous. Dans de telles conditions, les symptômes se caractérisent majoritairement par des tremblements, une transpiration excessive, une forte accélération du rythme cardiaque, etc.

L’ochlophobie est souvent confondu avec l’agoraphobie. Cela s’explique premièrement par le fait que ce terme scientifique est peu connu pour la plupart d’entre nous, et deuxièmement, parce qu’on retrouve dans ces deux phobies la peur de fréquenter des lieux publics et de déclencher un trouble panique. Elles sont toutes les deux des troubles phobiques qui peuvent générer des crises d’angoisse lorsque vous vous retrouvez face à un objet ou à une situation spécifique. Cependant, les éléments qui déclenchent la phobie sont différents.

Votre ochlophobie se distingue de l’agoraphobie puisque vous préférez rechercher les grands espaces vides en cas de malaise. Dans ce cas, l’isolement vous permet d’apaiser vos tensions, de réduire votre anxiété face à la foule et de ne plus ressentir cette sensation d’oppression. En dehors de ces situations, vous parvenez à garder de bonnes relations sociales et vous vous montrez plutôt épanouit.

Dans l’agoraphobie en revanche, vous craignez également la foule mais aussi les lieux publics et les vastes espaces ouverts en raison de l’angoisse de ne pas pouvoir vous échapper en cas de problème. Vous avez à la fois un irrépressible besoin de sécurité et en même temps de liberté. La foule vous fait peur pour la seule raison qu’il vous serait difficile de vous échapper en cas d’attaque de panique. Dans l’agoraphobie, ce ne sont donc pas les personnes en tant que telles qui vous font peur mais plutôt la situation que cela génère. La foule constitue un point commun entre l’ochlophobie et l’agoraphobie mais elle est perçue différemment pour l’un et pour l’autre.

La confusion pourrait plus se faire avec la claustrophobie puisque l’on y retrouve la notion d’espace clos. Si vous souffrez de claustrophobie, les regroupements de personnes vous donne également l’impression d’étouffer du fait de vous sentir compressé dans un espace restreint. On y retrouve quelques similitudes liées à l’espace mais dans l’ochlophobie, c’est spécifiquement la foule qui est perçue comme un danger. Vous appréhendez de vous sentir confiné, de vous faire bousculer et cela déclenche en vous un très fort inconfort émotionnel.

 
 

Ornithophobie - peur des oiseaux, peur des pigeons

La peur des oiseaux est largement répandue sans qu’elle ne présente un caractère phobique systématique. On entend parfois des personnes dire : “j’aime pas les oiseaux […] je trouve les pigeons moches et porteurs de maladies […] je les évite”. La personne vit dans ce cas avec une légère appréhension de l’animal mais sans que cela n’entrave son fonctionnement social ou personnel. En d’autres termes, on ne note aucune souffrance liée à cette peur.

 

Dans le cas d’une phobie, c’est tout autre chose. En effet, le cerveau à un moment donné, a fait une association d’idées qui aujourd’hui fait souffrir la personne phobique dans sa vie de tous les jours. Nous pouvons schématiser l’association comme suit : oiseau = menace/danger = peur/angoisse = évitement. Le cercle vicieux est installé.

 

Quels que soient les efforts du phobique, rien n’y fait : sa peur reste totalement incontrôlable et suscite l’incompréhension de son entourage qui trouve la phobie souvent amusante, risible voir même ridicule. Dans certains cas, cela va concerner plus spécifiquement certains oiseaux comme les pigeons par exemple. D’autres phobiques vont avoir peur particulièrement des plumes ou d’une partie bien précise de l’anatomie de l’animal (les “griffes” notamment).

 

Des tas de mécanismes d’évitement vont se mettre en place : ne pas s’asseoir aux terrasses, éviter les squares, les documentaire animaliers à la TV… Dans tous les cas, la personne phobique a conscience du caractère irraisonné et excessif de sa peur.

 

Peur des examens médicaux

Pour vous,  passer un examen médical comme une mammographie, un examen de la prostate, une colposcopie… c'est comme une condamnation à mort dans votre imaginaire.

Vous êtes en pleine crise de phobie : plus rien n’existe, vous êtes complètement tétanisé(e).

Vous ne pensez plus qu’à ça avant de prendre le rendez-vous , après l’avoir pris, vous anticipez des semaines à l'avance par peur des résultats que vous pourriez découvrir ! Vous imaginez le pire : un cancer, la mort imminente !

Communément on peut trouver les angoisses suivantes :

En Thérapie en Réalité Virtuelle nous avons recréer des environnements hospitaliers en 3D comme une salle d'examens, vous pourrez prendre place dans un scanner virtuel, vous retrouvez dans le fauteuil du dentiste, ou allonger sur une table d'opérations... Consultez comment la Thérapie en Réalité Virtuel fonctionne

 

 

En France, une femme sur deux a peur dans les transports en commun. C'est le constat terrible d'une enquête publiée en 2017 par l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la région Île-de-France.

42,3 % des personnes interrogées admettent ressentir de l'inquiétude dans les transports en commun.

56,3 % de la gent féminine serait angoissée à l'idée de prendre les transports contre « seulement » 26,7 % des hommes.

 

Des chiffres qui témoignent d'une forme de peur pourtant légitime puisque c'est dans les transports publics et dans les différentes gares que sont commis la plupart des vols (37 %) et des agressions sexuelles (39 %).

La peur de se faire insulter ou agresser les pousse même à renoncer à prendre les transports dans certains cas... Si le métro (30,6 %) effraie toujours sans grande surprise, c'est le RER (35,1 %) qui intimide le plus, suivi du train (26,6 %), du bus (18,7 %) et du tramway (13,7 %).

Outre la peur du risque physique, les transports en commun sont également source de stress chronique : rames et bus pleins à craquer, chaleur, bruit, retards, mais aussi peur des agressions ou de voyager sous terre. Trains et rames bondés ce qui représente une source importante de stress pour les voyageurs.

De nombreuses personnes éprouvent une grande angoisse de ne pas pouvoir rentrer ou sortir de la rame, de déranger les autres voyageurs... Certains même peuvent laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir rentrer tout en supportant mal la foule, l'enfermement avec la peur d'arriver en retard au travail. Un stress ce qui influe sur toute la journée.

Beaucoup ont peur d'affronter le regard des autres, de se retrouver dans la foule, ou de ne pas pouvoir sortir du bus, du métro ou du train en cas de soucis ou s'ils se trouvent mal. Le processus d'évitement ne fait que renforcer encore cette peur.

Peur des transports en commun

 

Phobie sociale - peur du regard des autres, de se sentir juger

Dans le cadre de toutes les phobies, la phobie sociale apparaît parmi les troubles les plus fréquents. Elle se distingue de l’agoraphobie et des phobies spécifiques car elle est liée au fait d’avoir à agir en public.

 

La majorité d’entre nous a connu de l’insécurité, du stress, de la tension lorsque nous n’étions pas sûrs d’être à la hauteur de quelque chose et il est normal de nous en souvenir après coup. Cela ne constitue pas un problème en soi. Cependant, dans la phobie sociale, ce sont les états de panique qui se substituent à l’anxiété. Il s’agit la plupart du temps d’une forte appréhension de parler en public, de manger avec les autres, d’avoir peur de rougir, d’uriner dans les toilettes publiques, de ne pas se sentir à l’aise, etc. C’est le fait de craindre les situations où les individus deviennent le centre d’attention d’autrui. Cela peut se généraliser à toutes formes de situations sociales.

 

Pour introduire la phobie sociale, imaginez-vous dans la situation suivante : Une grande réunion d’entreprise vous attend aujourd’hui et votre patron vous a demandé d’intervenir oralement. Les pensées négatives commencent alors à vous assaillir et deviennent de plus en plus excessives au fur et à mesure que cet événement redouté se rapproche. Vous vous dites alors : « Je vais sûrement rougir, comment devrais-je faire pour paraître à l’aise ? Je n’arriverai jamais à paraître normal ».

Vous avez cette tendance à amplifier les risques liés à la situation à venir et à repenser strictement au caractère négatif des expériences qui se sont mal passées. Lorsque la réunion débute, vous devez vous engager à prendre la parole. L’idée de ce que vont penser les autres personnes de votre discours vous obnubile. Vous êtes plus concentré sur votre malaise que sur la situation en cours et occultez aussi tous les aspects qui peuvent être positifs et vous rassurer : « Ai-je eu l’air idiot(e) en répondant à cette question ? Que doivent-ils se dire ? … »

Lorsque la réunion finit enfin par se terminer, vous n’êtes pas pour autant soulagé(e). Vous ruminez, et repensez à tous les moindres détails pour en faire des points importants : « ils ont dû me trouver lamentable, je ne pourrai jamais m’améliorer. Je suis sûr(e) de ne pas m’être rendu(e) compte de toutes mes erreurs… ! »

Cette nouvelle expérience sera une fois de plus emmagasinée dans la listes des autres échecs. Bref, vous êtes constamment dans un schéma de pensées négatives. Les représentations des événements sociaux ne peuvent être conçues de façon positive.

 

Selon Christophe André (célèbre psychiatre de service hospitalo-universitaire de l’hôpital Saint Anne à Paris), « l’anxiété sociale est un phénomène universel qui renvoie à ce sentiment d’inconfort et d’appréhension que tout être humain peut ressentir lorsqu’il se sent soumis au regard des autres et/ou au jugement d’autrui ». L’intensité de la souffrance émotionnelle, l’importance des stratégies d’évitement et les répercussions sur la qualité de vie sont les critères permettant de distinguer une simple anxiété d’une phobie sociale.

En Europe, 2,3% de la population souffre de ce type de phobie (soit un peu plus de 17 millions d’individus) et touche tout particulièrement les femmes. Avant l’apparition de ce trouble dans les manuels de psychologie, peu de recherches ont été menées pour comprendre la phobie sociale. Aujourd’hui, les études reposent encore sur de nombreux questionnaires servant de recueils de données mais ils ne permettent pas de bien approfondir ces connaissances. Il est également compliqué de mener des études auprès des phobiques sociaux car ils ne dérangent personne par peur d’être jugés. Leur trouble passe le plus souvent inaperçu car ils établissent sans cesse des stratégies d’évitement. Toute leur énergie est employée à essayer de dissimuler ces évitements car ils ont honte d’en parler à leurs amis, leur famille et même à leur médecin.

 

Stomatophobie - peur du dentiste

Une étude réalisée conjointement par Ifop et Air Liquide Santé (reprise ici) révèle que plus de la moitié de la population française a peur de consulter un dentiste. On en déduit alors que 5 à 10% des Français ont une peur assez forte pour être considérés comme souffrant de la phobie dentaire.

Beaucoup plus courante qu’on ne le pense, cette dernière se traduit par « une terreur irraisonnée de l’acte dentaire », laquelle relève le plus souvent d’une lacune dans la vie affective ou sociale. Plus concrètement, les personnes atteintes de la stomatophobie ont tellement peur qu’elles évitent les visites chez le dentiste, ce qui est souvent très préjudiciable à leur santé.

 

Stomatophobie, phobie dentaire, dentophobie, anxiété dentaire, peur du dentiste ou peu importe comment vous l’appelez, la phobie du dentiste existe bel et bien.

Ces termes signifient donc tous la même chose : une peur intense de se rendre chez le dentiste pour des soins dentaires. Dans la plupart des cas, cette peur est irraisonnée mais résulte d’expériences traumatiques antérieures chez le dentiste ou découle d’une mauvaise interaction entre le patient et le professionnel de santé.

 

L’origine des angoisses liées à la stomatophobie est multiple, mais l’étude Ifop/Air Liquide Santé France a permis de ressortir quelques facteurs courants :

  • La douleur : lors de l’enquête menée auprès de personnes qui n’avaient pas consulté un dentiste depuis 12 mois, 6% ont avoué avoir peur de la douleur. Cette phobie est plus fréquente chez les adultes de 24 ans et plus

  • Les sentiments d’impuissance et de perte de contrôle : bien des gens développent des phobies face à de nombreuses situations. Or, lors d’une consultation chez le dentiste, le patient doit rester immobile et peut avoir l’impression de perdre le contrôle de ses facultés

  • L’embarras : la bouche est une partie intime du corps. Il arrive qu’un patient puisse avoir honte ou être embarrassé lors d’une consultation dentaire. Et cette gêne peut être d’autant plus importante qu’elle incite le patient à user d’astuces, de médicaments et de drogues antalgiques, au lieu de prendre un rendez-vous chez le dentiste

  • Une expérience antérieure traumatique : la douleur, l’inconfort et les autres sensations associées à la phobie du dentiste sont susceptibles de décupler l’anxiété et l’angoisse

 

Zoophobie - peur des animaux

La zoophobie est surtout la peur des animaux qui ne sont pas naturellement menaçants (comme les serpents venimeux ou les chiens enragés…) et touche surtout les enfants. Sigmund Freud (cas du petit Hans, qui avait peur des cheveaux) disait que cette phobie est quasi naturelle chez les jeunes enfants.

Néanmoins on trouve chez de nombreux adultes des hommes et des femmes souffrant de zoophobie.

 

Bien sûr nous retrouvons dans la zoophobie toutes les stratégies d’évitement propres au système phobique. Ce qui est compliqué ici, c’est qu’il s’agit de ne pas être en contact avec à priori tous les animaux ! Les zoophobes sont donc en permanence dans l’inquiétude voire l’angoisse.

 

Notons les phobies les plus représentées des animaux : (cliquez sur les noms des phobies pour en savoir plus)